
En bref
Le nouveau congé de naissance 2026 change concrètement la donne pour les jeunes parents : un troisième congé familial vient s’ajouter au dispositif existant, avec une indemnisation qui dépasse celle du congé parental classique. 💡
- Un congé indépendant du congé parental : il vient compléter maternité, paternité et adoption sans les remplacer.
- Ouvert aux enfants nés à partir du 1ᵉʳ juillet 2026 : les naissances antérieures relèvent d’un régime transitoire spécifique.
- 1 à 2 mois de congé possibles, à prendre ensemble ou en alternance entre les deux parents.
- Indemnisation à 70 % puis 60 % du salaire net plafonné : un niveau supérieur au congé parental d’éducation classique.
- Un délai de prévenance à respecter : 1 mois ou 15 jours selon la situation, à anticiper avec l’employeur.
- Un impact direct sur la paie et le planning RH : les entreprises doivent adapter leurs process avant l’échéance de juillet 2026.
Nouveau congé de naissance 2026 : ce que dit la loi
Un droit créé par la loi de financement de la Sécurité sociale 2026
Le congé supplémentaire de naissance n’est pas une simple annonce politique : c’est une mesure inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2026. Il entre en vigueur le 1ᵉʳ juillet 2026, selon service-public.gouv.fr.
Dans les faits, le gouvernement l’a présenté comme un nouveau droit familial, et non comme une réforme du congé parental existant. C’est une nuance importante : les deux dispositifs coexistent, avec des règles et une indemnisation distinctes. Pour comparer les deux logiques en détail, vous pouvez consulter notre article sur le congé parental et ses règles en 2026.
Un congé qui s’ajoute à la maternité, la paternité et l’adoption
Concrètement, ce nouveau congé vient se greffer après les congés déjà connus des services RH : maternité, paternité, accueil de l’enfant ou adoption. Il ne peut d’ailleurs démarrer qu’une fois ces congés terminés, jamais en parallèle.
Autre point de vigilance pour les entreprises : le congé doit être posé dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer, selon service-public.gouv.fr. Passé ce délai, le droit est perdu, ce qui suppose un vrai travail d’anticipation côté paie.
Le vrai sujet pour un dirigeant ou un service RH, ce n’est pas de comprendre le texte de loi, mais d’anticiper son impact sur le planning des équipes. Un salarié qui cumule paternité puis congé de naissance peut s’absenter plusieurs mois d’affilée, sans que l’entreprise ait de marge de négociation sur le principe. 📌
Qui a droit au congé supplémentaire de naissance et à partir de quand
Enfants nés à partir du 1ᵉʳ juillet 2026
Concrètement, la règle de base est simple : tout enfant né, adopté ou accueilli au foyer à compter du 1ᵉʳ juillet 2026 ouvre droit au congé supplémentaire de naissance pour ses deux parents. C’est la date d’entrée en vigueur officielle du dispositif, selon service-public.gouv.fr.
Dans les faits, chaque parent salarié peut alors poser son congé indépendamment de l’autre, sans condition d’ancienneté particulière autre que celles déjà exigées pour les congés classiques. Le vrai sujet pour l’entreprise, c’est de repérer très tôt les dossiers concernés dans son planning RH, puisque le droit se déclenche automatiquement dès la naissance.
Cas particulier des naissances entre janvier et juin 2026
Allons à l’essentiel : le législateur n’a pas voulu exclure les familles dont l’enfant est né juste avant l’entrée en vigueur du texte. Pour les naissances, adoptions ou arrivées au foyer prévues ou intervenues entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026, le congé reste accessible, mais selon une fenêtre resserrée : il peut être pris du 1ᵉʳ juillet 2026 jusqu’au 31 mars 2027, d’après les précisions de solidarites.gouv.fr.
Ce mécanisme transitoire évite un effet de seuil brutal pour les parents dont l’enfant est arrivé quelques semaines trop tôt. Il impose en revanche une vigilance supplémentaire côté paie, car deux calendriers coexistent selon la date de naissance de l’enfant.
| Date de naissance | Droit au congé | Fenêtre pour le poser |
|---|---|---|
| Avant le 1ᵉʳ janvier 2026 | ❌ Non concerné | Non applicable |
| Entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026 | ✅ Oui, régime transitoire | Du 1ᵉʳ juillet 2026 au 31 mars 2027 |
| À partir du 1ᵉʳ juillet 2026 | ✅ Oui, régime de droit commun | Dans les 9 mois suivant la naissance |
Ce qu’il faut retenir : la date de naissance de l’enfant détermine à la fois l’ouverture du droit et le calendrier de prise du congé, jamais l’inverse. Pour les dirigeants qui gèrent aussi le suivi des autres congés familiaux, notre article sur le congé parental et ses règles applicables en 2026 permet de clarifier l’articulation entre les deux dispositifs.
💶 Durée, indemnisation et démarches pour poser son congé

Concrètement, trois questions reviennent systématiquement chez les parents comme chez les employeurs : combien de temps dure ce congé, comment est-il payé, et quel délai respecter pour le poser. Voici les réponses précises, chiffrées et sourcées.
1 à 2 mois de congé, pris ensemble ou en alternance
Chaque parent peut poser 1 à 2 mois de congé supplémentaire de naissance, selon service-public.gouv.fr. La grande souplesse du dispositif tient à son mode de prise : les deux parents peuvent le poser en même temps ou à tour de rôle, selon l’organisation qui convient au foyer.
Ce congé démarre obligatoirement après la fin du congé maternité, paternité ou d’adoption, et doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Un couple peut donc, par exemple, faire suivre le congé paternité par un mois de congé naissance pour l’un des parents, puis un second mois pour l’autre, quelques semaines plus tard, tant que la fenêtre des 9 mois n’est pas dépassée.
Indemnisation à 70 % puis 60 % du salaire net plafonné
Le point qui surprend le plus les salariés : l’indemnisation n’est pas linéaire. Dans le secteur privé, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières correspondant à 70 % du salaire net plafonné pour le premier mois, puis 60 % pour le second, d’après les précisions de service-public.gouv.fr.
C’est un détail que beaucoup de salariés négligent au moment d’arbitrer entre un ou deux mois de congé : prolonger la durée fait mécaniquement baisser le taux de remplacement du salaire. Pour un couple qui prévoit son budget sur la période, mieux vaut simuler les deux scénarios avant de fixer les dates.
| Mois de congé | Taux d’indemnisation | Base de calcul |
|---|---|---|
| 1er mois | 70 % | Salaire net plafonné |
| 2ᵉ mois | 60 % | Salaire net plafonné |
Délai de prévenance employeur : 1 mois ou 15 jours
Le service RH doit être informé au moins 1 mois avant le début du congé, selon solidarites.gouv.fr. Ce délai se réduit à 15 jours lorsque le congé naissance enchaîne directement sur un congé paternité ou d’adoption déjà en cours.
Cette distinction n’est pas anodine pour la planification des équipes : un salarié qui bascule directement du congé paternité au congé naissance laisse beaucoup moins de marge de manœuvre au manager pour organiser une transition ou un remplacement. Pour les dirigeants qui gèrent en parallèle d’autres absences longues, notre article sur le congé parental et sa durée en 2026 aide à comparer les deux dispositifs et à anticiper les chevauchements possibles sur un même poste.
Impact pour l'entreprise : paie, planning et fonction publique

Un mois ou deux de congé supplémentaire, cela ne se gère pas comme une absence pour maladie. Pour l’entreprise, le nouveau congé de naissance 2026 impose de revoir trois réflexes en même temps : la paie, le planning des équipes, et pour certains employeurs publics, des règles statutaires spécifiques.
Ce que le service RH et la paie doivent anticiper
Premier point de vigilance : la subrogation. Comme pour le congé paternité, l’employeur peut choisir de maintenir le salaire et de se faire rembourser les indemnités journalières par la Sécurité sociale, ou laisser le salarié percevoir directement ses indemnités. Ce choix doit être tranché en amont, pas au moment où le dossier arrive sur le bureau.
Deuxième point : la fenêtre des 9 mois. Le congé doit démarrer dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant, selon service-public.gouv.fr. Un salarié peut donc poser ses deux mois de façon fractionnée bien après la fin du congé paternité, ce qui complique la lisibilité du planning annuel si le service RH ne trace pas cette échéance dès la déclaration de naissance.
Enfin, la question du cumul avec le congé parental mérite d’être clarifiée avec le salarié avant la pose des dates. Ce sont deux dispositifs distincts, avec des règles d’indemnisation très différentes : notre article sur la durée du congé parental et ses règles en 2026 permet de comparer les deux et d’éviter les confusions au moment de构 planifier une absence longue.
Le cas des agents de la fonction publique territoriale
Les employeurs publics ne sont pas logés à la même enseigne que le privé. Dans la fonction publique territoriale, le financement ne passe pas par les indemnités journalières de la Sécurité sociale mais par des règles de maintien de traitement propres au statut, ce qui suppose une adaptation des logiciels de paie et des circuits de validation en interne.
Pour les collectivités, l’enjeu est double : intégrer ce nouveau droit dans les logiciels de paie publique, et former les gestionnaires RH à distinguer ce congé du congé parental classique et du congé paternité déjà existants.
Questions fréquentes
Quelles sont les nouvelles règles du congé parental en 2026 ?
Le congé parental classique reste distinct du nouveau congé de naissance 2026 : les deux dispositifs coexistent sans se remplacer. Le congé de naissance vient s’ajouter après maternité, paternité ou adoption, avec 1 à 2 mois indemnisés à 70 % puis 60 % du salaire net plafonné.
Pour le détail des règles propres au congé parental d’éducation, il est recommandé de vérifier les conditions spécifiques applicables selon la situation de chaque parent.

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